Roitman en Israël

Arrivé en Israël en décembre 1970, il ne lui faut pas longtemps pour reprendre ses activités sociales et éducatives. Il rentre d'abord dans la Hanhala mondiale du Mizrah'i, qui le charge des liens avec l'Europe qu'il connaît si bien. Il pourra ainsi poursuivre une grande partie de son ancien travail.

L'action de Roitman


C'est l'époque d'une grande alya venue de France. Il rencontre des jeunes étudiants un peu perdus et désemparés dans cette nouvelle vie. Il organisera pour eux des repas du vendredi soir dans les locaux du Heithal Chlomo ou ils trouveront une ambiance chaleureuse du chabbat.

Il reste en contact étroit avec la France et il est nommé Délégué permanent des Consistoires de France et de Paris. C'est dans ce cadre qu'il assure la construction cede la synagogue Peer Yeroushalayim pour la communauté sépharade de Jérusalem. Mais comme toujours, sa préoccupation essentielle va aux enfants, les enfants pauvres des quartiers de Jérusalem. Il appliquera en Israel la méthode qui lui a si bien en France, et Thora Vetsion se transformera en Thora Betsion. Pour ce faire, il va s'entourer de jeunes olim, certains d'entre 'hani'him d'Europe et d'Afrique du Nord auxquels se joindront américains puis des israéliens. Ces jeunes gens sillonneront les quartiers pauvres des grandes villes et des villes de développement pour encadrer et organiser les enfants qui traînent dans les rues.

Ils commencent leurs activités dans les miklatim glacés, qualquefois inondés d'eau. Mais les enfants affluent, sensibles à l'intérêt et à la chaleur de coeur qu'on leur offre. Et comme en France, ce travail se développera et mènera à la construction de centres communautaires. C'est ainsi que grâce aux efforts de la femme du Grand Rabbin de France, Mme Kaplan, qui a su réunir les fonds nécessaires, le Rabbin Roitman assure la construction des Centres Fanny Kaplan, à Jérusalem, Haïfa et Beer Sheva. Ce seront des Centres pilotes, réputes pour leurs nombreuses activites, culturelles éducatives et sociales. On y trouve la crèche d'enfants, des cours pour adultes, depuis l'étude de l'alphabet jusqu'aux cours de Talmud, sport, couture, langues étrangeres. Ainsi, les activites pour les jeunes attirent derrière eux les parents défavorisés, le plus souvent coupés de leurs racines religieuses, et reformant peu à peu une communauté. En 1974, il collabore avec Leon Askenazi (Manitou) à la création de l'Ecole de cadres Mayanot.


En 1976, le Grand Rabbin de France lui remet solennellement la Légion d'honneur en reconnaissance des services rendus et de la contribution au rétablissement social des réfugiés juifs d'Afrique du Nord. Il crée encore à Baka, grâce a la generosite de M. Isidore Frankforter, un centre d'accueil pour vieillards. Des bénévoles assurent le transport des personnes âgées depuis leur domicile jusqu'au Centre. Ces dernières y trouvent des idées culturelles, mais aussi un service de soins médicaux gratuits assuré par des médecins bénévoles. Dans les mêmes années, il est actif au comité des Anciens de la Résistance et devient son président.

Son principal souci, cependant, est de développer Thora Vetsion et son mouvement de jeunesse Tikvaténou-Tsedek. Avec les années, l'originalité de Thora Betsion va s'affirmant, dans le contexte social, religieux et politique d'Israël aujourd'hui. Le programme éducatif du mouvement a un triple caractère sioniste, communautaire et religieux. Il vise a reconstruire autour de la synagogue une structure communautaire vivante, attachée aux valeurs traditionnelles et nationales. Cette orientation plurielle et a-politique est un phénomène original dans la société israélienne d'aujourd'hui. La force de THORA BETSION, et l'une des raisons de son succès, est son indépendance â l'égard de tout parti ou institution. Thora Betsion: un mouvement religieux, mais ouvert à tous. Aucune contrainte n'est imposée aux enfants, qui apprennent seulement à vivre l'expérience juive traditionnelle, à reconnaître leur patrimoine, et peu à peu à s'identifier a ses valeurs. Un mouvement sioniste, mais non affilié politiquement: les familles sont libres de tout engagement, de toute dépendance de parti ou d'idéologie. Ce qui est mis en avant, c'est la solidarité nationale, l'oeuvre commune de reconstruction, la participation au développement du pays. Un mouvement communautaire: ces enfants, issus pour la plupart des milieux les plus modestes, des couches les plus défavorisées de la population, apprennent à partager. S'ils sont pris en charge aux niveaux économique, social, educatif, c'est pour mieux transmettre, à leur tour, ce qu'ils ont reçu. Engagés à leur tour dans la vie et le développement de leur quartier, ils se préparent un avenir d'adultes conscients et responsables.

camp

Rapidement, le mouvement s'est propagé, pour connaître ces dernières années un essor considérable. Aujourd'hui, après de longs efforts, THORA BETSION regroupe trois mille enfants, repartis en 37 centres régionaux disséminés a travers tout Israël, et établis en priorité dans les villes de développement ou les quartiers deshérités. Le mouvement a enregistré de réels succès, en particulier dans l'effort d'intégration des nouveaux immigrants (enfants ethiopiens à Sdeirot ou à Ashdod, enfants russes à Holon ou Kyriat Nordau). Les cadres du mouvement sont formés dans des séminaires d'étude qui se poursuivent tout au long de l'année. Cet enseignement leur permet à leur tour d'assurer, dans les différents centres, des activités culturelles et récréatives régulières. Parmi eux, des adolescents russes ou éthiopiens, qui prennent ainsi conscience de leur patrimoine culturel et de leur engagement communautaire. Chaque été l'essentiel de l'effort se concentre sur l'organisation a grande echelle de camps de vacances. Y prennent part plus de 1500 enfants, dont c'est souvent la première occasion de quitter leur quartier, et sur lesquels on compte plusieurs centaines d'immigrants russes et éthiopiens. La participation aux frais de ces familles, generalement très modestes, est souvent symbolique. Demain, ces enfants seront les cadres du mouvement. On les a arrachés à la rue alors qu'ils étaient livrés a ex-mêmes, sans orientation, sans, refuge.

À dix ans, on leur offre, pour la première fois, la possibilité de quitter leur quartier et de partir en vacances pour quelques jours. À quinze, ils suivent des séminaires de formation: instruction juive, histoire du sionisme, pédagogie. A dix-huit ans, on les retrouve qui centralisent les activités d'un groupe ou de toute une région. Le cycle de la responsabiité sociale, éducative et idéologique est parcouru.



Entretien avec Paul Roitman en Israël dans les années 80


Le rabbin Paul Roitman, délégué permanent des Consistoires en Israël, fait en ce moment une tournée à travers les communautés françaises. Cet ancien résistant, qui fut directeur de la section religieuse du département jeunesse de l'Agence Juive, a fait son Alya à la fin de l'année 1970. Il avait, depuis quinze ans, crée et animé Tikvatenou et Torah Vetsion. Le "Journal des Communautés" a rencontré le rabbin Paul Roitman.


- Quelle est votre activité en Israël ?

Je suis chargé de tout ce qui concerne la représentation des Consis-toires auprès des francophones et des institutions officielles. J'anime les séminaires de Tikvaténou en Israël et les séminaires d'animateurs de communautés organisés par le Consistoire de Paris. Mon activité m'amène à avoir de fréquents rapports avec le Grand Rabbinat d'Israël, avec l'Union mondiale des synagogues, à préparer les conventions bisanuelles du Consistoire Central en Israël. Tout cela sans parler de la solution de problèmes individuels et familiaux.


- Sur ce plan, comment avez-vous dirigé votre action ?


Par le moyen de maisons communautaires où se retrouvent les franco-phones des quartiers les plus déshérités. A Jérusalem, c'est le centre Fanny Kaplan. La première pierre du centre de Haifa vient d'âtre posée et un troisième centre d'accueil verra sa première pierre posée, à Beersheva, lors de la prochaine convention du Consistoire Central.


- Que fait-on dans ces centres?

On y accueille des groupes de jeunes appelés Torah BeTsion (Torah à Sion). Il y en a cinq à Jérusalem. Dès maintenant, à Haïfa et à Beersheva, des bénévoles organisent des groupes de jeunes gens dans des locaux provisoires. Il s'agit de jeunes des quartiers les plus déshérités, ceux où on construit des immeubles. A Haifa, un groupe s'est constitué sous ta direction de Jacques Goldberg, professeur de physique au Technion. — Tout cela s'inscrit dans la ligne de Tikvatenou et de Thora Vetsion ? — Certainement. De 1958 à 1970, j'ai voulu lancer un mouvement destiné à résoudre deux problèmes qui se posaient alors dans la communauté française : localiser les rapatriés d'Afrique du Nord encore inorganisés et ramener au judaïsme de jeunes intellectuels plus ou moins indifférents. D'une pierre on a fait deux coups. Les jeunes universitaires réunis par moi ont visité 20 000 familles de la région parisienne en douze ans, aidant ainsi à constituer les nouvelles commu-nautés. 60 Vci de ces 370 jeunes sont devenus des chomré rnitzwoth. D'autres jouent un rôle important dans les organismes juifs ou dans des institutions publiques.


- Votre séjour actuel répond-II à un projet précis ?

e suis en France pour un mois et je compte y revenir deux fois chaque années pour visiter les communautés de province. Mon projet est de créer « S.V.P. Judaïsme ». Je voudrais susciter, comme naguère, des vocations pour toute action consistoriale à la disposition du judaïsme, soit pour renforcer les Talmudé Torah, soit pour s'occuper des élèves des classes terminales en créant des cercles d'études juives, soit en favorisant le retour à la synagogue ouenprmouvant une action pour Israël. Le tout vise à recréer la solidarité communautaire.


- Comment allez-vous travailler ?

— Pour pallier le manque de cadres, je compte organiser des séminaires de formation en Israël pendant l'été. L'institution Mayanoth, que dirige Manitou et qui est un compromis entre la formule Orsay et la formule Torah Vetsion, formera des Jeunes. J'ai bon espoir que cette activité portera ses fruits, comme naguère Torah Vetsion.

Historique Peer Yeroushalaim


Au moment de la guerre des 6 jours, le gouvernement d'Israel a lancé un appel à toutes les communautés pour leur demander de participer généreusement à une action financière exceptionnelle pour aider Israël dans son combat pour l'existence. Le consistoire récolta une somme importante de la valeur de 160.000 $. 40.000 $ furent octroyés à une communauté qui se situait près de Baka, gui n'avait pas de synagogue et qui priait dans un petit oratoire prêté par une yeshiva voisine (la moine des personnes restant dans le couloir).La synagogue construite fût nommée Peer Yeroushalaim.

40.000$ furent alloués pour la construction d'une deuxième synagogue - rehov - Shimon - pour une communauté de Marocains. 40.000$ furent destinés à fa construction d'une troisième synagogue qui devait être construite dans une école de travail (qui serait au nom du Consistoire de Paris) sur propoiution du Dr Warhaftig alors ministre des affaires religieuses. A cette époque, en 71, Alain de Rothschild était venu en Israël et nous avions décidé de donner 40.000$ à la crèche (par Mme Elkann pour Mme Kaplan). En ce qui concerne les deux premières synagogues citées, c'est Teddy Kolek qui a influence Alain de Rothschild.



Que sont devenus ces établissements ?


  1. La Crèche - Jardin d'enfants - cf historique Fanny Kaplan Jérusalem
  2. Peer Yeroushalaim - P.R avait demande au baron d'inclure dans le contrat avec la direction de la synagogue, l'engagement du Comité de mettre à la disposition du Rabbin Roitman un local pour le mouvement de jeunesse qu'il venait de créer, Torah Betsion. La direction de Peer Yeroushalaim s'empressa d'accepter. PR entra dans le comité comme vice président représentant le Consistoire et la synagogue fût construite pratiquement gréce à la générosité du Baron Alain de Rothschild.
  3. Synagogue Rue Chimon - Cette synagogue était plus grande et composée de fidèle, originaires du Maroc. Le Baron et PR demandèrent aux responsables de mettre le tous-sol à la disposition de Torah Betsion. Il refusèrent sous pretexte que le sous-sol devait être aménagé en salle de réception, salle qui pouvait être louée. Signalons en passant que cette salle servit pour des mariages et d'autres manifestations pendant une très courte période. Suite à la plainte des voisins, la police interdit d'utiliser ces locaux le soir dons ce but. L'ingratitude des membres de cette synagogue à Rehov Shimon s'est manifestée au moment de l'inauguration de la synagogue ; en effet, ni le Consistoire ni son délégué en Israël ne furent invités.
  4. Synagogue de l'école de travail - La cérémonie de la pause de la première pierre a eu heu deux ou trois fois parce qu'il manquait de l'argent pour construire la synagogue. Quand elle a été terminée, Il n'y eut plus aucun contact avec le consistoire. Nous avons juste reçu quelques photos de la cérémonie. On ne mentionne nulle part la participation du consistoire.

Historique Centres Fanny Kaplan


Après la guerre des 6 jours, il y eu une visite de Mme Tova Sanedray, alors vice-présidente de la Knesset, à Paris. Elle avait un projet qu'elle voulait soumettre à un groupe féminin : celui d'une crèche - Jardin d'enfants - à Jérusalem dans la vieille ville alors récemment libérée. A sa demande, Mme Fanny Kaplan avait accepté de réunir un certain nombre de femmes qui pouvaient être actives et avait fixé, chez elle, une importante réunion avec Mme Sanédray. Cette dernière m'a rencontré à Paris et m'a mis au courant de la mission dont elle s'était chargée. Elle me demanda de lui rendre un grand service el de partieluer à cette réunion de ces feinmea relltenses qui devait av,ir tissu l'après-midi, cher Mme Kaplan. Elle parlait uniquement l'hébreu (pas le français), elle avait besoin de quelqu'un pour traduire ces paroles de l'hébreu eu Français. J'ai accepté d'y venir. À cette réunion, il y avait une trentaine de femmes parmi lesquelles un certain nombre de femmes de grand rabbins et rabbins. Il y avait également la présence de Mme Elkann.


Tova Sanedray fit son discours en s'arrêtant plusieurs fois pour me laisser le temps de la traduire. Elle m'avait d'ailleurs dit que je n'étais pas obligé de la traduire à la lettre J'ai bien entendu suivi son conselL J'ai transformé son exposé en un petit discours pesonnel pour atteindre plus facilement le but recherché. Les femmes, réunies à ce moment là, acceptèrent de parrainer le projet et de trouver les fonds nécessaires. Il était question d 'une somme d'environ 40.000 $.

Par ailleurs, il y eu en 67, au moment de la guerre des 6 jours, un appel de fonds en faveur d'Israël, appel qui a bien réussi. Les recettes étaient incomparablement supérieures à celles de toutes les années précédentes. En fait, les trois organismes qui avaient participé à cette action "aide à Israël" étalent le Keren Haymsod, le Fond Social et le Consistoire. Ils avaient, pendant toute la période de l'année 67, abandonné leur propre action pour s'occuper d'une seule chose : "l'action spéciale pour Israël". Ces organisations, en particulier, le Keren Hayessod et le fond social, sont venus dire que le personnel et tout l'organisme s'était mis au aervice d'Israël mais qu'il y avait eu pour eux des charges importantes de l'ordre de 10 à 15% du personnel et des dépenses.

La Magbit ainsi que le Fond Social obtinrent satisfaction. En ce qui concerne le Consistoire, il refusa de prendre de l'argent comme les deux autres organismes mais proposa qur la somme qui lui était destinée devait être affectée en Israël pour des constructions pour le judaisme religieux. Le Consistoire se vit alloué une somme de 160.000 $ dont 40.000 furent destinés pour l'édification d'une crèche (jardin d'enfants) pour les femmes mizrahist. (les trois autres 40.000 $ furent affectés à des synagogues dont Peer Yeroushalaim). Les femmes mizrahistes et en particulier, Tova Sanedray furent très contentes de ce magnifique don et envoyèrent des lettres de remerciements à Mme Kaplan, à Mme Ellumn et è PR. Mme Kaplan pensait que cette crèche serait rapidement construite or 67-68-69 et 70 passèrent sans qu'il y eut quoique ce soit de fait.

En fin 70, PR monta en Israël. Il y eut une réunion du groupe féminin autour de Mme Kaplan (groupe Judaïsme et Tradition) au cours de laquelle il fût décidé de me demander de poser un véritable ultimatum au groupe féminin de Mine Sanedray : ou vous faites un jardin d'enfants ou vous nous rendez l'argent. Arrivé en Israël, Je me mis en rapport avec Mme Sanedray qui m'annonça qu'elles avaient plusieurs propositions et qu'elles finiraient par avoir une proposition valable.


Après quelques mois, Mme Sanedray me dit qu'elles devaient avoir un terrain très prochainement. Effectivement, le groupement féminin mizrahiste m'annonça que la municipalité leur avait désigné un terrain à Chmouel Hanavi. Quelques temps après, la municipalité a octroyé un terrain à Chmouel Hanavi pour la construction d'une crèche. J'avais déjà, à ce moment, commencé à réunir des enfants dans ce quartier et je les avals organisés en mouvement de jeunesse Torah Betsion. J'étais obligé de faire des réunions dans des abris aériens sous-terrain (mildatina) dans des conditions qui n'étaient pas très bonnes (lumière, accès etc...). Je rencontrais Mme Kaplan et lui fit une proposition qu'au lieu de construire un jardin d'enfants, il faudrait construire un centre communautaire dans lequel le Jardin d'Enfants aurait la même place qu'il aurait ailleurs. J'expliquais à Mme Kaplan ce que signifiait les enfants qui étalent dans la rue. Mme. Kaplan demanda un délai de 8 jours pour donner une réponse (elle était alors de passage en Israël). Quand elle revint en France et qu'elle parla des enfants de ce quartier (qui étaient dans la rue et qui subissaient les mauvaises influences des plus grands), les personnes sollicitées réagissaient beaucoup plus spontanément. Elle décida alors d'accepter la proposition de PR soit de faire un centre communautaire à son nom, le centre Fanny Kaplan.

La pause de la première pierre eût lieu en sa présence en 72 et le bâtiment fût terminé en 75. Le rez de chaussée était entièrement réservé à la crèche et les étages supérieures, au centre Fanny Kaplan proprement dit. Encouragée et stimulée par le succés du centre Fanny Kaplan de Jérusalem, Mme Kaplan songea à faire d'autres centres. Elle trouva un très gros donateur et décida de construire un autre centre Fanny Kaplan à Tel Aviv. Le projet de Tel Aviv ne pût être réalisé surtout à cause de l'attitude du maire.

Le Grand rabbin Chaar Yachouv Cohen avait dit que la ville de Haïfa était d'accord de construire un centre communautaire aux conditions que nous avions imposées :

  1. "Judaisme et Tradition" s'engage à construire entièrement et à ses frais la maison
  2. La municipalité s'engage à assurer pour la suite et pour toujours le budget dr fonctionnement
  3. La maison sera dirigée par un comité de 8 à 10 personnes dont la moitié serait désignée par la municipalité et l'autre moitié par "Judaisme et Tradition" de France. Dans le contrat, il y avait un paragraphe qui stipulait que le mouvement de Jeunesse de "Judaisme et Tradition", Torah Beislon, commencerait ses activités là où serait édifié le Centre Fanny Kaplan - avant la construction - aurait des locaux pour faire ses activités dès que la maison commencerait à fonctionner.
La mairie s'engagea à aider le mouvement.

En ce qui concerne Beer Sheva, la proposition nous avait été faite par Mr Nezrith . Il se faisait fort d'obtenir un terrain contigu à sa synagogue qu'il était en train de construire et il demandait comme condition, une subvention de 30.000 $ pour sa construction. Mme Kaplan pendant un certain temps s'opposa absolument au projet avec Mr-Nezrith mais je finis par la convaincre et je trouvais un argument. Pour chaque bâtiment, la loi obligeait à construire un grand abri and-aérien. Je soulignais que si la synagogue et le centre étaient contigus, un seul abri suffirait, en quelque sorte, la somme que Mr Nezrith nous demandait comme don devait être de toute façon dépensée pour un abri. Mme Kaplan accepta.
P.R s'occupa de la construction. Les Maisons fûrent inaugurées beaucoup plus tard.